la mémoire de l’indépendance de Haïti

publié le 23 avril 2005 (modifié le 4 septembre 2005)

Le Collectif Haïti de France a initié un travail de plaidoyer pour que l’histoire de St Domingue et d’Haïti apparaisse d’avantage dans les manuels scolaires français. Notre association a été auditionnée par le « Comité pour la Mémoire de l’Esclavage » qui a remis son rapport au Premier ministre le 12 avril 2005.

Nous pensons que vous avez raison de relayer cette pétition d’historiens contre la loi du 23 février 2005 et nous soutenons cette initiative. Nous vous demandons d’ajouter la signature du Collectif Haïti de France à l’appel demandant l’abrogation de la loi.

Cependant, nous avons quelques remarques à faire à l’adresse des historiens et professeurs d’université qui se lèvent, sur votre site, contre cette loi :

- Il a quand même fallu attendre 2001 et une loi (la loi Taubira) pour qu’une meilleure place soit accordée à l’histoire de l’esclavage dans les manuels scolaires

- Il est regrettable que, malgré le nombre impressionnant d’historiens spécialistes de Napoléon, la bataille de Vertières soit systématiquement passée sous silence dans les cours magistraux, dans les nombreux ouvrages de librairie et les diverses publications (sites internet par ex.)

- Le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti (1804 - 2004) n’a rencontré que peu d’intérêt en France et pas un historien n’a voulu prendre le risque de mettre en évidence une grande défaite napoléonienne.

Nous ne sommes ni pour un enseignement positif ou négatif de la colonisation ni pour un enseignement d’une histoire officielle. Nous sommes pour que les étudiants de notre pays aient accès, ni plus ni moins, à un véritable enseignement de qualité de l’Histoire de France. C’est le rôle des professeurs d’Histoire et des historiens qu’il s’agisse de l’Algérie ou non.

Le Collectif Haïti de France