Mouloud Feraoun, Ferdinando Camon et Primo Levi de retour à Avignon

publié le 28 juin 2015 (modifié le 9 avril 2019)

PRIMO LEVI ET FERDINANDO CAMON : CONVERSATIONS, OU LE VOYAGE D’ULYSSE

Le romancier italien Ferdinando Camon s’est entretenu régulièrement avec Primo Levi, de 1982 à 1986 –un an avant le suicide de celui-ci.


Deux écrivains, deux « arpenteurs de mémoire » se font face : l’un est de culture chrétienne, l’autre a vécu comme juif, quarante ans plus tôt, l’expérience d’Auschwitz. Quel que soit le sujet abordé (Auschwitz, évidemment et l’Allemagne – celle de Hitler et celle d’aujourd’hui – mais aussi le goulag de Soljenitsyne, l’acte d’écrire, le métier de chimiste…), les échanges sont à la fois denses et fluides, stimulants -jamais désespérants. La parole de Primo Levi, sans le moindre pathos, emplie de douceur et d’ironie, ouvre en permanence sur l’universel, offrant l’image d’un grand « veilleur » du XXe siècle- et d’un nécessaire garde-fou pour le nôtre.

Créé dans le In 1995 et joué 150 fois depuis, ce spectacle est repris ici avec l’équipe d’origine :

Interprète(s) : Eric Cenat, Gérard Cherqui
Metteur en scène : Dominique Lurcel
Lumière : Philippe Lacombe
Costumes : Elisabeth de Sauverzac

Dossier de presse (PDF) : http://www.theatreduroirene.com/new...

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LE CONTRAIRE DE L’AMOUR, JOURNAL DE MOULOUD FERAOUN 1955/1962

Entre le 1er novembre 1955 et le 14 mars 1962, veille de son assassinat par l’OAS, Mouloud Feraoun, instituteur à Fort-national, en Kabylie, et l’un des plus grands écrivains algériens de sa génération, a tenu son Journal, portrait bouleversant d’un homme déchiré entre ses racines et sa culture française, entre sa haine de toute violence et son adhésion progressive à la lutte et à la dignité retrouvée de son peuple. Un témoignage unique, nourri de faits concrets, de réactions contradictoires et de réflexions profondes, à hauteur d’homme – on pense aux Choses vues de Victor Hugo – sur le passé, le présent …et l’avenir de l’Algérie. Parole irrécupérable d’un homme libre, regard lucide d’un Juste face à l’absurde et au chaos.



Accueilli magnifiquement par le public et la presse à Avignon (Présence Pasteur) en juillet 2011, ce spectacle a été ensuite joué 80 fois en deux ans : il a suscité partout de très belles émotions. Il a eu les honneurs de la grande salle, archicomble, de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, à Paris [1]. Et le privilège, non moindre, d’être reçu par l’Algérie, pour deux bouleversantes tournées.

Adaptation et mise en scène : Dominique Lurcel / avec

Samuel Churin (jeu) et Marc Lauras (violoncelle et jeu)
Interprète(s) : Samuel Churin, Marc Lauras
Costumière : Angelina Herrero
Metteur en scène : Dominique Lurcel
Scénographe : Gérald Ascargorta

Deux pages essentielles ;